Touching the Void: étude du rôle des afférences C-tactiles (CT) dans les processus d’impact de la privation sensorielle lors d’un long séjour en Antarctique
Les êtres humains sont fondamentalement des mammifères sociaux, qui dépendent de la création et du maintien d’alliances durables, un processus qui commence dès la naissance, par le contact physique, et qui dure toute la vie. Le contact social communique bien plus qu’une simple présence physique. Il contribue à renforcer les liens sociaux et agit comme un rempart contre le stress, favorisant la stabilité émotionnelle des individus et des groupes grâce à des processus de régulation psychophysiologique. Il est établi que le toucher social repose sur la neurochimie gratifiante des opioïdes endogènes et de l’ocytocine, procurant des expériences agréables et recherchées comme cela a été observé pendant la pandémie de COVID-19. Les plaintes typiques formulées pendant la pandémie recoupaient celles décrites dans les environnements isolés, confinés et extrêmes (ICE), ainsi que celles rapportées dans la littérature sur la privation de contact, notamment les difficultés liées au sommeil, à l’humeur et à la communication interpersonnelle.